Zum Hinschied von Philippe Wenger:

Wir trauern mit Roser, Nathan und Samuel

Mit Betroffenheit mussten wir vernehmen, dass unser ehemaliger Co-Präsident Philippe Wenger am vergangenen 17. April in seinem 64. Lebensjahr verstorben ist. Philippe gehörte mit seiner Frau Roser sowie den Söhnen Samuel und Nathan, der schwer von OI betroffen ist, während Jahren zum festen «Personal» der SVOI-Jahrestagungen, obschon die Familie vom Wohnort Sion zu den Tagungsorten oft lange Distanzen zurückzulegen hatte.

Er stammt aus Ernen (Oberwallis), liess sich in Vevey und Genf zum Kunstmaler und Bildhauer ausbilden und lebte u.a. mehrere Jahre in Barcelona, wo er wohl Roser kennen lernte. Als perfekter Bilingue, der seinen Sohn meistens im Genfer Universitätsspital behandeln liess, bildete Philippe einen willkommenen Brückenkopf zur Romandie; seine Frau Roser brachte (und bringt hoffentlich weiterhin) eine mediterrane Note in unsere deutschschweizerisch geprägte Gesellschaft.

Wir haben immer beeindruckt zugehört, wenn Philippe von seinem Kampf mit den Schulbehörden erzählte, weil x banale Hindernisse Nathans Schulalltag erschwerten.

Während unserer Co-Präsidentschaft (2011-2014) dauerte es einige Zeit, bis wir, von Herkunft, Beruf und Charakter so verschieden, uns schliesslich zu einem gut funktionierenden Team fanden. So organisierten wir dann, unterstützt von der tatkräftigen und kompetenten Geschäftsführerin Nicole von Moos, 2013 das 3. (und bisher letzte) OI-Symposium, das sinnigerweise auf dem Twannberg, ganz nahe bei der Sprachgrenze, stattfand. Leider schon bald nachher verliess er den Vorstand von SVOI, weil er sich ganz seiner Familie (insbesondere natürlich der Betreuung von Nathan) widmen wollte.

Wer ihn kannte, schätzte Philippes stille, bescheidene Art und seinen hintergründigen Humor. Vor allem beeindruckte uns sein unablässiger liebevoller Einsatz für seinen Sohn.

Therese Stutz, ehemalige Co-Präsidentin und Präsidentin.

Die langjährigen Vorstandsmitglieder Olivia Werthmüller und Ueli  Haenni sowie der heutige Vorstand trauern mit.

Décès de Philippe Wenger

Nous présentons nos sincères condoléances à Roser, Nathan et Samuel

C’est avec consternation et tristesse que nous avons appris le décès de notre ancien co-président Philippe Wenger, survenu brutalement le 17 avril 2021 dans sa 64ième année.

Avec son épouse Roser et ses fils Samuel et Nathan, ce dernier lourdement touché par l’OI, Philippe faisait partie pendant plusieurs années du «personnel d’organisation» des rencontres annuelles ASOI, et cela malgré un trajet souvent long et éprouvant de son domicile Sion jusqu’au point de rencontre.

Natif d’Ernen (Haut Valais) son parcours d’artiste-peintre et sculpteur l’a mené de Vevey à Genève pour les études, puis ensuite plusieurs années à Barcelone pour exercer son art. C’est dans cette dernière ville qu’il a fait la connaissance de Roser, sa future épouse et mère de ses fils. Parfaitement bilingue, la langue française l’a beaucoup aidé lors des traitements et séjours de son fils à l’hôpital universitaire de Genève. Philippe faisait office d’un pont vers la Romandie, alors que son épouse Roser apportait (et nous l’espérons aussi pour le futur) une note méditerrannéenne dans notre société plutôt axée sur la Suisse Allemande.

Nous avons toujours été impressionnés quand Philippe nous racontait « son combat » avec les instances d’enseignements, car x obstacles posaient problèmes à Nathan dans sa vie de tous les jours.

Durant notre co-présidence (2011-2014) il nous a fallu un certain temps pour arrondir nos angles, car origines, activités et caractères si différents. Finalement nous sommes arrivés à un team qui fonctionnait parfaitement. Soutenus par l’activité et la compétence de Nicole von Moos, nous avons organisé en 2013 le 3me (et à ce jour dernier) symposium qui eut lieu au Twannberg, tout proche de la frontière linguistique. Malheureusement, peu de temps après Philippe a quitté le présidium, car il voulait se consacrer entièrement à sa famille, plus particulièrement à son fils Nathan.

Tous ceux qui l’ont connu ont aimé sa manière d’être ainsi que son humour qui aidait dans la vie quotidienne. Nous avons tous été impressionnés par sa force et son engagement sans faille durant toutes ces années auprès de son fils.

Veuillez trouver un extrait de la lettre d’adieu de Nathan à son papa, dans sa version originale en français.

Therese Stutz, ancienne co-présidente et présidente

Les membres de longue date du comité Olivia Werthmüller et Ueli Haenni, ainsi que le comité actuel, pleurent avec nous.

Les participants aux rencontres annuelles parlant français étant plutôt rares, j’ai souvent été à la table avec Philippe, Roser et leurs fils. Je les ai également rencontrés lors des journées OI au CHUV à Lausanne.

Malgré leur destin lourd à porter, j’étais impressionnée par leur gentillesse, ouverture d’esprit et positivité. J’ai admiré leurs forces pour affronter la vie de tous les jours.

Susanne Richard, membre du comité

Es folgt ein Ausschnitt aus Nathans Abschiedsbrief an seinen Vater (in der französischen Originalfassung).
Le texte qui suit est un extrait de la lettre d’adieu de Nathan à son père (en version originale française).

Samedi 17 avril 2021, après- midi.
(…)

Il m’arrive, en me déplaçant dans la maison de retomber sur des objets qui t’ont appartenu. Ton téléphone, ta tablette… ta brosse à dents, tes vêtements… j’en tremble quand je passe à côté. Je reste là, planté, comme si j’étais tombé en panne. Ils me rappellent toi.

Ils me font sourire, ces objets, autant qu’ils ne me déchirent le cœur. Ils me font penser à tous les bons moments vécus ensemble. En même temps, ils me rappellent à quel point ton départ laisse un grand vide. Mais il en valait presque mieux ainsi ; car le cancer est un ennemi invisible mais bien là. À chaque instant. À toute heure. C’est probablement l’une des pires choses qui existe sur Terre. Je la déteste à un point, tu ne peux pas imaginer.

Ton état s’est dégradé à une vitesse folle. La semaine passée, malgré ta maladie, tu étais encore bien. Tu faisais un peu de cuisine, nous étions sortis en ville ensemble… je ne pouvais m’imaginer ce qui allait suivre. Le cancer a attaqué, violemment, soudainement, bestialement. Sans prévenir, il est venu et t’a achevé. La rapidité avec laquelle cela s’est produit me laisse sans voix.

Cela faisait si longtemps que tu luttais papa. Tu m’as rendu fier.
Tu nous auras protégés jusqu’au bout, ton amour va nous manquer, et tu resteras toujours avec nous.

Tu sais bien que ce n’est qu’un au revoir, papa.
Je t’aime.
Nathan